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Participation au Comité de Quartier Centre Ville de Metz

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Graouilly rue Taison

Pour faire plaisir à Ouly, dont nous comprenons désormais le pseudo :















Graouilly : ce cruel dragon semait l'effroi parmi les habitants de Metz, jusqu'au jour où saint Clément le maîtrisa avec son étole et lui fit quitter les lieux à tout jamais.
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O
A propos, j'avais déjà glissé cette indication :<br /> <br /> "A propos de gros, Ouly n'est pas gros, il est gras bien évidemment"...
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P
<br /> Exact, on parlait de D. Gros dans les commentaires sur le blason de Metz.<br /> Gras...Ouly, c'est bien ça !<br /> <br /> Il nous faudrait un Ouly bis sur le site pour donner la réplique à ce niveau, car tout le monde était largué.<br /> <br /> <br />
O
Ode à Metz<br /> <br /> <br /> Je déteste l’artisterie<br /> Qui se moque de la Patrie<br /> Et du vieux nom de Français<br /> Et j’abomine l’Anarchie<br /> Voulant, front vide et main rougie,<br /> Tous peuples fiers-et l’orgie !<br /> Sans autre forme de procès,<br /> Tous peuples frères ! Autant dire<br /> Plus de France, même martyre,<br /> Plus de souvenirs, mêmes amers !<br /> Plus de la raison souveraine,<br /> Plus de la foi sûre et sereine,<br /> Plus d’Alsace et plus de Lorraine<br /> Autant fouetter le flot des mers ;<br /> Autant dire au lion d’Afrique :<br /> Rampe et sois souple sous la trique,<br /> Autant dire à l’aigle des cieux :<br /> Fais ton aire dans le bocage<br /> En attendant la bonne cage<br /> Et l’esclavage et son bagage.<br /> Autant braver l’ire des dieux !<br /> Et quant à l’Art, c’est une offense<br /> A lui faire dès à l’avance<br /> Que de le soupçonner ingrat<br /> Envers la terre maternelle,<br /> Et sa mission éternelle<br /> D’enlever au vent de son aile<br /> Tout ennui qui nous encombrât.<br /> Il nous console et nous civilise,<br /> Il s’ouvre grand comme une église<br /> A tous les faits de la Cité.<br /> Sa voix haute et douce terrible<br /> Nous éveille du songe horrible.<br /> Il passe les esprits au crible<br /> Et c’est la vraie égalité.<br /> Ô Metz, mon berceau fatidique,<br /> Metz, violée et plus pudique<br /> Et plus pucelle que jamais !<br /> Ô ville où riait mon enfance,<br /> Ô citadelle sans défense<br /> Qu’un chef que la honte devance,<br /> Ô mère auguste que j’aimais.<br /> Du moins quelles nobles batailles,<br /> Quel sang pur pour les funérailles<br /> Non de ton honneur, Dieu merci !<br /> Mais de ta vieille indépendance,<br /> Que de généreuse imprudence,<br /> A ta chute quel deuil intense,<br /> Ô Metz, dans ce pays transi !<br /> Or donc, il serait des poètes<br /> Méconnaissant ces sombres fêtes<br /> Au point d’en rire et d’en railler !<br /> Il serait des amis sincères<br /> Du peuple accablé de misères<br /> Qui devant ces ruines fières<br /> Lui conseilleraient d’oublier !<br /> Metz aux campagnes magnifiques,<br /> Rivière aux ondes prolifiques<br /> Coteaux boisés, vignes de feu,<br /> Cathédrale toute en volute,<br /> Où le vent chante sur la flûte,<br /> Et qui lui répond par la Mute,<br /> Cette grosse voix du bon Dieu !<br /> Metz, depuis l’instant exécrable<br /> Où ce Borusse misérable<br /> Sur toi planta son drapeau noir<br /> Et blanc et que sinistre ! Telle<br /> Une épouvantable hirondelle,<br /> Du moins, ah ! tu restes fidèle<br /> A notre amour, à notre espoir !<br /> Patiente encor, bonne ville :<br /> On pense à toi. Reste tranquille.<br /> On pense à toi, rien ne se perd<br /> Ici des hauts pensers de gloire<br /> Et des revanches de l’histoire<br /> Et des sautes de la victoire.<br /> Médite à l’ombre de Fabert.<br /> Patiente, ma belle ville :<br /> Nous serons bientôt mille contre mille,<br /> Non plus un contre cent, bientôt !<br /> A l’ombre où maint éclair se croise,<br /> De Ney, dès lors âpre et narquoise,<br /> Forçant la porte Serpenoise,<br /> Nous ne dirons plus : ils sont trop !<br /> Nous chasserons l’atroce engeance<br /> Et ce sera notre vengeance<br /> De voir jusqu’aux petits enfants<br /> Dont ils voulaient-bêtise infâme ! -<br /> Nous prendre la chair avec l’âme,<br /> Sourire alors qu’on les acclame<br /> Nos drapeaux enfin triomphants !<br /> Ô temps prochains, ô jours que compte<br /> Eperdument dans cette honte<br /> Où se révoltent nos fiertés,<br /> Heures que suppute le culte<br /> Qu’on te voue, ô ma Metz qu’insulte.<br /> Ce lourd soldat, pédant inculte,<br /> Temps, jours, heures sonnez, tintez !<br /> Mute joins à la générale<br /> Ton tocsin, rumeur sépulcrale,<br /> Prophétise à ces lourds bandits<br /> Leur déroute absolue, entière<br /> Bien au delà de la frontière,<br /> Que suivra la volée altière<br /> Des Te deum enfin redits !<br /> <br /> Paul Verlaine − 1892
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O
Merci Philippe, permettez qu'en retour j'agrémente le site de ce texte aussi magnifique que vertueux et tant pis si Blabla fait à nouveau allusion à mon bisaïeul.<br /> <br /> ><br /> <br /> (Pour ceux qui l'ignorent, l'auteur est né le 30 mars 1844 au 2 rue Haute Pierre.)
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O
Eh oui, Ouly dépasse le quintal...
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